Entrée #011 - 31.10.20

Rédigé par falx Aucun commentaire
Classé dans : Journal Mots clés : nucléaire, énergie, santé, recherche
Le 24 octobre, le Honduras a permis l’entrée en vigueur dans le droit international du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) en étant le cinquantième État à y apposer sa signature. Bien que non contraignant pour les principales puissances nucléaires et leurs alliés qui ne l’ont pas ratifié (comme la France ou le Japon), le TIAN pourrait avoir un impact sur le financement du nucléaire militaire selon l’Observatoire des armements. En juin, la même source rappelait néanmoins qu’en l’absence d’accord, l’expiration d’ici 2021 du dernier traite bilatéral New Start de désarmement nucléaire signé entre les États-Unis d’Amérique et la Russie laissait planer un risque de réarmement, dans un contexte diplomatique tendu. Une hypothèse corroborée par l’augmentation des budgets de défense consacrés à la modernisation des arsenaux nucléaires, et « malgré la diminution globale du nombre d’ogives nucléaires en 2019 ». C’est notamment le cas en France, comme le montre Philippe Leymarie dans sa lecture de la Loi de programmation militaire française. Cette dernière prévoit d’allouer un huitième des 39 milliards d’euros du budget 2021 de la défense « au renouvellement du système de dissuasion (…) - une proportion qui s’élargira a partir de 2023. »

Fin septembre, environ la moitié du parc nucléaire français était à l’arrêt selon Reporterre. En cause : la pandémie de Covid-19, qui a provoqué des reports de maintenance alors que les défaillances s’accumulaient, mais également la sécheresse de l’été qui a réduit la disponibilité en eau de refroidissement et entraîné la mise à l’arrêt de certains réacteurs. Le 8 octobre, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) rendait son évaluation sur le caractère valorisable des matières radioactives. Le rapport précise d’entrée que « la valorisation d’une matière radioactive peut être considérée comme plausible si l’existence d’une filière industrielle d’utilisation de cette matière est réaliste à un horizon d’une trentaine d’années, et que cette valorisation porte sur des volumes cohérents avec les stocks de matière détenus et prévisibles ». Dans le cas contraire, les matières radioactives usées doivent être considérées comme des déchets nécessitant une prise en charge sûre. Considérant ce principe, l’ASN juge que la politique actuelle de retraitement des matières radioactives « doit être précisée », pointant les risques du multi-recyclage, le retard du projet de stockage centralisé des déchets et l’absence de perspective au-delà de 2040.

Dans un entretien au Journal du CNRS, le virologue Étienne Decroly revient longuement sur l’état des connaissances sur l’origine du virus responsable de la pandémie actuelle. Après avoir replacé le SARS-CoV-2 dans une histoire de la recherche sur les zoonose et les coronavirus, et tout en invitant à la prudence, il rappelle que « [t]ant qu’on n’aura pas trouvé l’hôte intermédiaire [animal], l'hypothèse d’un échappement accidentel [d'un laboratoire] ne pourra être écartée par la communauté scientifique ». Le chercheur invite ainsi à questionner « le rapport bénéfice/risque » de certaines méthodes de recherche sur les virus, en particulier les « expériences de gain de fonction et d'adaptation artificielle de souches virales », évoquant des « stratégies expérimentales alternatives (...) limitant fortement les risques expérimentaux ». Des risques favorisés selon lui par un « climat de compétition qui baigne le monde de la recherche ».

Échos de la mondialisation

"Sur ces systèmes [UNIX, c'est-à-dire Linux et Mac OS], le calcul du temps est effectué en fonction des secondes écoulées à partir du 1er janvier 1970 à 00:00:00 UTC. (...) [S]ur les systèmes 32 bits, le nombre de secondes total que la fonction peut retourner est 231–1, c’est-à-dire environ 136 ans. (...) [L]a date maximale représentable est le mardi 19 janvier 2038 à 3 h 14 min 8 s. Lorsqu’il sera 3 h 14 min 8 s le 19 janvier 2038, le système passera au 13 décembre 1901 à la seconde suivante." Bill Fassinou, Developpez.com

"c'est ballot pour la sonde voyager 1. Quand les extraterrestre tomberont dessus, il penseront qu'elle vient d'a coté faisant des boucles de 136 ans...." Aiekick, commentateur sous pseudonyme, à propos du bug de l'an 2038 2486

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